"J'passais par là .. J'ai vu d'la lumière donc j'suis entré! "

Je ne sais pas si c'est de l'envie, de la pitié, ou de l'ennuie qui me force à vouloir écrire un article sur cette page électronique depuis longtemps oubliée.
Peut-être l'envie de vouloir faire vivre quelque chose de mort. Ou bien alors d'achever la vie de cette page.
En tous les cas, cet article en question sera surement solennel.

Voilà 5 mois que mes derniers mots ont été couchés ici, sans mal, où ils s'enchainaient naturellement, au fil du clavier. Alors la question qui se pose alors c'est : Quoi écrire maintenant ?

Tout a été plus ou mons absurde ici bas, beaucoup de questions qui ne font réference à rien de bien particulier si ce n'est l'envie d'écrire, ce qui n'est pas une mauvaise chose en soi. Seulement, peu d'articles sont intéressants. Ils ont tous un mélange d'imaginaire et de vie réelle qui m'est propre, sans en dire trop ni sur l'un ni sur l'autre.

Et il arrive un moment, un jour, où on se surprend à se fixer dans la glace et se dire : "Voilà, tu es arrivé jusque là, tu es comme ça actuellement, fais l'bilan, et continue."
Comme un ménage de printemps, où on a envie de garder l'essentiel, le plus important, et oublié le futile, les choses moins bénéfiques que nous avons vécus.
Les mots ne me viennent pas aussi facilement qu'auparavant, mais l'envie est toujours aussi forte voire plus.

Les gens changent, et c'est ce qu'il ne changera pas.
Vouloir du neuf, vouloir se démarquer en faisant finalement comme les autres.
A la minute où j'écris, je ne sais pas vers où se dirige cet article. Vraiment pas.
A tous les bacheliers 2009 (que je félicite), une nouvelle porte s'ouvre, celle d'avant se ferme, non pas totalement car les repères d'avant reviennent toujours plus ou moins consciemment à l'esprit, car c'est l'expérience antérieur qui nous permet de visualiser l'expérience que nous allons vivre, l'importance, et l'enjeu de celle-ci.

"Ca y est bonhomme, t'y es enfin. Alors tu vas pas r'lacher tes efforts maint'nant. T'as même pas fait la moitié du voyage, t'as cru qu'c'était facile ?"
"Rien d'plus cliché que d'se croire dans un jeu vidéo. Mais tu peux prendre ça comme un grand terrain d'jeux, tu l'as bien fais quand t'étais gosse !"

Je ne sais que dire d'autre.

~ Dark Vador® ~


Listening : Nothing.

# Posté le mercredi 22 juillet 2009 08:25

| Point à la ligne. |

| Point à la ligne. |
L'explosion d'saveurs, là où les tricheurs ont leur place, là où tout le monde passe inarperçu.
Rien ne choque, tout passe au travers.

L'invisibilité a-t-elle des envies de disparaître ? De se fondre dans la masse ? De devenir invisible ?
Je vous entend d'ici penser "on s'en fout bien".

L'explosion d'saveurs, là où personne n'a réellement sa place, puisque tout le monde se ressemble dans leur singularité.
Plus on est unique, plus ça plait. Alors plus on devient unique, et plus on se détache des autres. Et plus les autres veulent devenir uniques, moins ils le sont, si bien que la singularité devient plurielle, et alors la singularité n'étonne plus grand monde ..

Être unique est donc universel. Interessant ...
Tout le monde se fout complétement de te voir avec des cheveux bleus et/ou rose avec en guise de manteau du papier toilette.
La société nous a tellement habitué à faire face à tout, que l'étonnement spontané s'etouffe peu à peu. Elle nous a habitué ..
L'habitude tue. L'habitude releve de l'ennui. L'ennui releve de la fatalité, et cette fatalité est habituelle.

Et tout augmente en puissance, et c'est une saveur soudaine, comme d'entendre les notes d'une guitare electrique aller de plus en plus haut, comme si le manche était infinie, comme d'entendre les baguettes taper la caisse clair, comme si la peau pouvait se rompre d'un instant à l'autre.

Comme un grand coup de couteau dans la toile de la Joconde, et laisser jaillir tous ces millions de regards et de flashs qui l'ont aveuglé, par ce trou béant moche mais tellement libérateur.
Comme le plus fort cri que nous pouvons emettre dans un coussin, son etouffé et pourtant si puissant que les cordes vocales vibrent plus que n'importe quel organe.

Toutes ces allusions ne vous sont pas inconnues. Ce n'est pourtant pas une habitude que de faire tout ça. Mais ça vous parait possible, réel. Le fait d'être unique et le fait de pouvoir.

Pouvoir la singularité relève de ce détachement par rapport à cet ennui beaucoup trop inscrit dans nos consciences formatées.
Et tous ces articles commencent à s'inscrire dans cet habitude. Au départ unique, l'article a mit au monde un deuxieme, qui l'a copié à son tour en y ajoutant son "p'tit quel'qu'chose".

LEVONS LE RIDEAU, frappons le sol 3 fois, taisons nous une bonne fois pour toute, regardons, et à la fin, constatons.

C'est la fin :

Que constatons nous ?

~ Dark Vador® ~


Listening : Mystery Man - Jupiter One

# Posté le mardi 24 février 2009 17:29

| Je dois donner un titre à mon article .. Cela porterait donc une importance capitale ? |

|   Je dois donner un titre à mon article .. Cela porterait donc une importance capitale ?   |
Et c'est certainement la dernière chose qu'il aurait voulu entendre avant de mourir.
Et c'est certainement la dernière chose qu'il aurait voulu voir avant de mourir.

Toute sa vie n'a été que lamentation sur lamentation, déception engendrant la dépression, entrainant une certaine part de fiction, lâchant prise pour de bon.

Sa carcasse était partagée inéquitablement entre plusieurs hyènes et chacals enragés. Personne ne prétait d'attention à l'homme qu'il avait été, qu'il est et qu'il aurait pu être.
Juste un morceau de viande servant à remplir son estomac depuis bien trop longtemps en quête de nourriture, aussi maigre qu'elle soit.

En parlant de quête.. Il en avait une. Son esprit travaillait assidument sur cette même quête, mais à quoi bon ? Personne n'aurait pu imaginer l'étendu, et c'est tant mieux.
Une entreprise bien trop éprouvante, consistante, aussi bien décevante qu'attachante.

Et puis merde, laisse moi acheter le bonheur que trop de gens font apparaître dans la vitrine de leur égo.
A force de vouloir le bien, nous sommes contraints et forcés d'atteindre le mal.
Pourquoi doit on passer par le mal pour arriver au bien, mais que l'inverse n'a pas lieu ?

C'est beaucoup plus attirant de s'laisser porter au fil du vent que d'remonter le fleuve.
Alors arrête de me poser des questions,
'compris ?

~ Dark Vador® ~

Listening : Oh! - Boys Noize

# Posté le lundi 02 février 2009 15:46

Modifié le lundi 02 février 2009 16:13

| Comment ça une chimère ? PART II |

Etape 9 :


Tu suffoques. Cela fait maintenant plusieurs jours, mois, années que tu es enfermé ici, et le temps en lui-même est devenu inexistant pour toi. Ta perception du monde qui t'entoure s'est complètement effacée de ta condition humaine.

Etape 10 :

De temps à autres, je viens voir si tu vis encore, et ta pupille est tellement agressée par cette lumière qui arrive par mégarde que tu tournes la tête, étourdit quelques secondes. Tu ne me coutes même pratiquement rien, puisque tout besoin de manger à ta faim ainsi que de boire a ta soif est mort.
Le claquement d'une lourde porte impénétrable et froide retentit. Le bruit des serrures que l'on ferme avec volonté raisonne encore dans ta tête.


Etape 11 :


De nouveau seul.


Etape 12 :


Comme toujours, tu ne peux rien faire d'autre que de penser. Comme toute conséquence extérieure ne t'affecte plus, tu te demandes pourquoi tu es arrivé là. Quelques fragments de mémoire te reviennent, comme ces faisceaux (qui inconsciemment traversent tout le temps les parois de ta conscience) de différentes couleurs, ou bien encore le fait que tu ne sois plus totalement humain, ni totalement bête, ni totalement quelque chose de vivant. Que tu ne sois plus totalement.
Et c'est une spirale incessante qui fait que l'imaginaire est ta vie. L'imaginaire est réalité. Si bien que la réalité n'est plus qu'imaginaire, ou bien l'inverse ...


Etape 13 :


Tu n'extériorises plus rien. Tout se passe dans ta tête, et tu ne veux pas bouger. Tu ne le peux pas non plus, mais toute envie chez toi s'est essoufflée. Le vertige est constant, et la nausée s'empare de toi si naturellement que tu ne t'en rends plus compte. Tes respirations sont saccadés.
Tu suffoques encore.
La chaleur... Cette sensation si habituelle est maintenant une torture. Mais attend voir, quelle est la sensation d'être torturé ?


Etape 14 :


J'entends tes lamentations, tu veux absolument que j'abrège tes souffrances, mais je te rassure en te disant ces quelques mots : " Même si je te tue, tu sais très bien qu'tu souffriras encore plus qu'tu n'souffres déjà mon p'tit. Alors réfléchis".
Mais rien n'y fait, tous les jours c'est le même rituel, souvent vers la tombée de la nuit. Enfin, tu n'en sais plus rien de ce qu'est la nuit n'est ce pas ? Réfléchis encore, tu m'es utile.


Etape 15 :


T'aimerais secouer la tête violemment, pour en expulser tous les maux qui t' habitent depuis trop longtemps. Te cogner cette même hideuse tête qui ne ressemble à rien, à un croisement entre un chien, un loup, un humain, un lion, un aigle, ou peu importe, tu ne t'es jamais vu.
C'est pourquoi aujourd'hui, je t'ai apporté quelque chose. Une glace, oui, exactement, tu vas pouvoir te voir, et je n'arrive pas bien a percevoir si cela te réjouit plus que ça ne t'effraie ... Je sens pourtant une excitation très grande.


Etape 0 :


La voici, cette glace. La porte s'ouvre, cette même lumière aveuglante de la raison, ou de la déraison, ou de l'ignorance. Ma silhouette se découpe dans ce halo, et te montre l'objet tant espéré. Tu aperçois un sourire, le mien, et pense tout de suite à un piège .. Et après ?
Le miroir s'approche ... Il est enfin à ta hauteur .. !
Tu ouvres difficilement les yeux, mais la chose que tu vois en face de toi est tellement impressionante, choquante, délirante, anéhantissante, que tu ne sens meme plus ta rétine se faire brûler par la lumière.


Mon sourire s'intensifie, je te l'avais dis ...


VOIR POUR Y CROIRE ! MAIS SI TU NE CROIS PLUS, QUE VOIS-TU ?

~ Dark Vador® ~

Listening : Genesis - Justice

# Posté le mardi 27 janvier 2009 16:48

[ MANATOU'S SPIRIT KNOWS I LIKE IT ~~~..

Après tant d'années passées a te harceler, tu n'imagines pas le bien que cela me fait de pouvoir te regarder en face et t'avouer que tu n'es qu'un mensonge vivant.
Comme la couronne des rois symbolique.
Symbolique, mais en carton. Rien de tout ce que tu as pu croire n'est vrai. Tout ce que VOUS avez pu croire, car depuis le temps, vous vous êtes regroupés comme des moutons, formant une société à vous seuls.

Vous, les hybrides. Je sais bien que tu ne voulais pas que je prononce ce mot, et chaque syllabe, chaque lettre de ce mot te fait vibrer tellement fort qu'un gout de haine, de pitié, de terreur, et de colère se mélangent pour finalement ne faire qu'un brouhaha de matière grise où ton cerveau n'en ressort strictement rien.

Et je te manipule, et telle la peau de la clémentine, je t'épluche lentement, prenant le temps d'apercevoir chaque parcelle de pulpe s'offrir à moi, pour mieux te savourer en moi.
Parce que les hybrides sont entre rien et tout. Comme cette impression d'être dans une cage sans le moindre barreau, grillage, obstacle.

Pouvoir monter sur tes cheveux, pouvoir me reposer nonchalamment au creux de ton cou, te murmurer quelques mots au plus profond de ton tympan, si bien que tu arrives a percevoir le sens pur et limpide du mot qui résonne encore dans ton cerveau, dans tes membres et tes sentiments. Tu sais bien entendu que je te contrôle, et tu le sais dès le début pour éviter d'être apeuré.
Non, pardon, VOUS le savez dès le début.
C'est cette machine qui se rouille depuis tellement longtemps, qu'elle devient folle.
C'est un cycle naturel qui ne peut être modifié par le biais de l'imagination, de la création, de la volonté ou même de l'implacable destin.

Et c'est ainsi que la xénophobie éclate chez vous comme un bouchon de champagne que l'on fait voler pour une grande occasion.
Ici, l'occasion, c'est toi.

L'esprit d'un chaman des temps anciens parait te revenir en tête comme un leit-motiv si évident, que tu n'as pas besoin de l'expliquer. Et toute la société d'hybride que vous aviez formé depuis des millénaires se divise petit a petit. Chacun de vous s'enracine à une place déterminée. Les racines s'accrochent, et pourtant un goût de métal bouillant dans la bouche vous sort de votre stupeur.

Vous ne vous enracinez pas, on vous déracine.


~ Dark Vador® ~


Listening : One minute to Midnight - Justice

# Posté le dimanche 11 janvier 2009 08:58

| ZTOL is the greatest, understood sucker ? ---

| ZTOL is the greatest, understood sucker ?      ---
C'était silencieux.
Et puis t'entends comme un crissement de petits pieds légers dans la neige épaisse. Ce n'est pas important le but n'est pas ici et tu effaces ce son de ton esprit.
De nouveau le silence qui te surprend a te pencher sur le sens de ta vie pendant quelques instants. Des instants comme ces rêves où on sait qu'on les a vu, qu'ils étaient bien là, mais aucuns mots ne sortent parce que ça te paraît déjà loin, déjà étrange.

Inconsciemment, tu essayes de retenir cette rage qui te permet de vivre à fond ce que tu entreprends. Tu peux très bien écrire des textes qui déversent des futilités, ou y mettre toute la plus grande sincérité, ou bien encore exercer autre chose. Mais après cela ?

Et j'l'ai dis, a cela près qu'il n'y avait pas de passé. Pas de passé sinon cette illusion de souvenir qui glissait comme l'aile de la nuit sur l'ombre de la pensée. Pas de passé palpable je leur ai dis.
Pas d'image tracées sur le mur du temps.
Pas de film qu'on pouvait dérouler à l'envers pour voir les évènements du temps jadis.

A la base, ce n'était pas ça que j'aurai voulu écrire ici.
Pour résumé, j'aurai voulu argumenter le fait qu'on ne voyage pas dans le temps, mais avec le temps.

"-Nom de Dieu, mais c'est la guerre !
- Pire, monsieur. Une révolution."

Ceci est le centième article messieurs dames, beaucoup de place pour vos yeux déjà trop saturés par mes articles "inutiles" comme certain/es auraient pu le faire remarquer. Passons.
Et nous arrivons donc à la frontière. Ce nombre 100 affirme fièrement la délimitation entre mon passé, et ce que vous pourrez voir à présent ici.
'En espérant que tes papiers sont en règles, que tu aimes lire des choses complétement folles et dépourvues de sens, qui te chatouillera quand même, et que tu avoueras avec un certain dégout que certains de mes mots peuvent t'avoir touchés, quand même.

Et c'est ainsi que la mort à petite dose prit vie, et c'est ainsi que ton esprit se torture entre différentes pulsions que tu retiens, mais qui se détache toujours hein !
Un vent venu de Sibérie, de Finlande, qui te transperce les pores de la peau, qui casse les os et qui rend chaque pas difficile.
MARCHER EST INCONSCIENT, mais pour une fois, avoue que tu en prends conscience. Le fait d'exercer un pas, puis l'autre, encore, encore, et à jamais.

C'était silencieux, rappelle toi.
Et à la place du crissement, c'est une basse. Un son gras, puissant, où la distorsion y est légèrement poussée, et tu sens dans ta tête le bout des doigts contre ce manche puissant, le bout des doigts frapper sur les cordes energiquement, et cette image te fait aussi penser à une peau de tambour que l'on tend.
Toutes ces pressions dans ta tête, à petite dose, la mort à petite dose prit vie.
Le charleston qui n'en peux plus de vibrer, tu saisis ? Ta conscience est dans ce même état.
TU SAISIS ENFIN ?


" Si c'est vrai c'qu'on peut oser dire sur ce qui va s'passer, j'peux t'assurer qu'on est dans la merde jusque là mon p'tit. "

~ Dark Vador® ~

Listening : Listening : Listening : Listening - Listening.

# Posté le mardi 06 janvier 2009 03:55

Modifié le mardi 06 janvier 2009 04:37